Vivre Bonifacio, vivre ses falaises de calcaire, vivre sa ville haute
Les falaises de Bonifacio
D’en bas, du port, les falaises de Bonifacio semblent impossibles à gravir. Vertigineuses, éclatantes, elles racontent les invasions repoussées, les naufrages funestes. On se sent petit. Tour petit. Puis, on se laisse bercer par l’idée d’atteindre leur sommet. On s’interroge : que racontent-elles d’en haut ? Que révèlent-elles de l’île de Corse et de ses mystères ? Quels sons laissent-elles entendre ? Celui de la mer ? Du vent ? Du ballet incessant des mouettes ? D’un chant des sirènes ? Peut-être… Aucun visiteur n’a jamais pu s’empêcher de cheminer jusqu’à leur faîte. De se laisser charmer par leur imposante stature. Rares sont ceux qui, une fois en haut, n’ont pas été tentés de descendre les escaliers du Roy d’Aragon, certainement captivés par un appel ensorceleur.
U Mulinu, un point de vue unique
Quand on séjourne au Moulin, on est forcément happé par le point de vue qu’offre la bâtisse. Depuis le jardin, on contemple le goulet de Bonifacio. Véritable trait d’union entre la Méditerranée et le port de plaisance, il plonge les rêveurs dans l’Odyssée d’Homère, aux côtés d’Ulysse et des Lestrygons. Derrière la grande baie vitrée du salon, on laisse le regard se perdre loin, bien plus loin vers l’horizon. D’autres contrées, d’autres rivages. Entre ses murs, on s’abrite des alizées. Dans ses chambres confortables, on s’éloigne, le temps d’une sieste ou d’une nuit, des festivités estivales de Bonifacio. Immergé dans l’eau de la piscine chauffée et couverte, on oublie que dehors, les ruelles de la haute ville grouillent.